Le château de mer:
Patrimoine menacé par l'effondrement
Le château de mer fut construit par les portugais en 1507, il s'élève en bordure de la place de l'Independance, ancienne place du R'bat. Ce "Château de Mer" fut sans doute utilisé à l'époque, en même temps qu'une forteresse pour défendre et protéger la ville contre les ennemis insaisissables,et fut aussi utilisé comme Résidence pour les sultans les Gouverneurs.
Il fut classé monument historique au 21 Novembre 1922, ainsi que les zones de servitude de protection artistique qui l’entourent au 25 Mars 1924 par deux Dahirs chérifiens du Sultan Moulay Youssef, le Château est bâtis sur le Jorf "Amouni", et au bout de cette falaise on peut avoir une vision panoramique de l'océan, ce qui signifie que sa construction était bien étudiée et visée par les portugais.
Ces derniers l'ont appellé à l'époque " castello novo", mais de nos jours, on l'appelle " le château de mer" ou bien " ksar l'bhar", et cela montre aussi que sa nomination a été dévié par le temps…
Dès l'accès à ce monument historique, on remarque que ses murs sont menacés par des fissures et des dégradations au niveau de la cimentation variable à des rochers et particulièrement au pied de la falaise.
Donc le risque de l'effondrement de cet édifice est fort attendu, et cela est dû aussi à l'instabilité de cette dernière dans la mesure où il y a des parties qui se sont effondrées et qui peuvent provoquer à tout moment et en un clin d'oeil un écroulement de ce grand patrimoine.
Dans ce sens, plusieurs interventions ont eu lieu au cours du temps pour restaurer ce monument historique, mais aucune jusqu’alors n’a pu vraiment éloigner le danger d’effondrement, car il est difficile d'accéder à l'intérieur du château vu sa géométrie et ses fondations ardues.
L’accès par la mer est aussi difficile à cause du tirant d’eau insuffisant, reste donc l’accès du côté Est.
Des travaux ont été faites dans le cadre de l’étude confiée par l’ONCF au Laboratoire Public d’Essaie et d’Etudes(LPEE) en 1994 ont permis de montrer l’existence de plusieurs cavités et fissures dans le rocher de fondation du Château de mer, ce qui prouve que ce dernier est susceptible du risqué de s'ecrouler d'un moment à l'autre.
Et selon Mr Saïd JEDIANI (membre de l'association Assif) la falaise est attaquée par deux types d’érosions: l’une mécanique, dite horizontale, et l’autre chimique, dite verticale qui engendrent la formation de plusieurs cavités sous le Château et des fissures verticales à l’intérieur. Il a affirmé aussi que " sa fin est très proche, cela peut être aujour'hui ou demain… si aucun effort n’est fournit pour restaurer le plus vite possible ce monument historique. Ajoutant aussi que ces érosions vont conduire à la formation en pied de ce monument à des vides qui mettent le haut en porte à faux. Ces vides peuvent donner lieu à tout moment à des effondrements sans préavis.
Il a affirmé aussi qu'il y a une grotte sous le château (entre 2m de hauteur et 3m de largeur), cette dernière qui constitue une menace pour tout l'édifice et qui est la cause principale des fissures citées en haut.
D'autre part, les vibrations dues à l'activité de transport de différents produits, vers ou à partir du port avec un tonnage d'environ 24000 tonnes par jour, causent aussi l'apparition des fissures sur les rochers et la dégradation des murs.
Devant ce phénomène qui menace le patrimoine local, quelles sont les solutions proposées pour le restaurer?
D'après la même source citée en haut, les travaux des études ont proposés des solutions pour restaurer ce désordre. La première proposition peut être locale et relative uniquement à la fondation du château de mer consiste a rétablir le contact contre les parties hautes et basses au niveau des vides, moyennant des piliers au béton armé en sacs de béton ou en enrochement maçonnés, cette solution a envisagé des problèmes dues a l’activité mécanique des houles. Il y a aussi une autre solution a été proposée par le ministère de l'équipement qui consiste à protéger le château par des digues ou épi en enrochement dont le but est de casser l'énergie de la houle. Cette solution selon la même source, permet un arrêt de l'attaque de toute la falaise, mais son coût reste évidemment élvé.
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