De nos jours les traditions se font de plus en plus rares, et parmi ces traditions fut
Le premier jeûne
Célébré le 26 du mois de Ramadan (nuit du destin), entre 8 et 10 ans, As’syam Allouwel (premier jeûne) marque le passage des enfants de l’enfance à l’age adulte. Initiation au jeûne, le premier jeûne est l’occasion de festivités organisées généralement à la maison des petits « jeûneur » et qui se terminent parfois par une promenade dans les rues de la médina, où les petites filles parées comme des poupées circulent devant l’admiration des passants.
En effet, dès la veille de ce jour mémorable, la petite fille particulièrement est traitée comme une mariée. Les mains peintes de henné et toute habillée de blanc, elle sera entourée pendant la journée du jeûne par les cousines de son âge venues l’accompagner et faire carême avec elles. Au moment de la rupture du jeûne, c’est à une femme que l’on honore ou que l’on souhaite honorer pour ses qualités morales exceptionnelles, sa vie conjugale exemplaire et surtout ses capacités en matière de travaux manuels, broderie et couture, que revient la tâche de faire rompre le jeûne à la petite fille. Moment crucial d’une journée sacrée, où toutes les prière sont exaucées, la rupture du jeûne se fait à l’aide de deux outils indispensables à toutes ménagère qui se respecte : l’aiguille et le dé.
L’aiguille est trempée dans le miel, le dé rempli de lait. Ils sont présentés à la petite fille, comme entrée symbolique d’un repas copieux, choisi dans la large gamme des plats de fête.
L’aiguille et le dé, tous deux outils précieux, chargés de toute la symbolique qui leur est attachée, sont là pour préparer la petite fille à sa vie future de jeûne mariée et de mère de famille qui ne tardera pas à arriver ; l’âge du mariage étant alors très bas.
Le miel et le lait présents à d’autres occasions ne sauraient manquer à celle-ci avec pour mission de faire aimer à la petite fille les précieux outils qui feront d’elle une ménagère appréciée.


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